Il me souvient.

Publié le par Time


Brouillard des mots. Brouillon. Ratures orageuses. Moral pluvieux. J’efface autant que j’écris et la page blanche est grise de pensées nuageuses qui filent, défilent et partent en fumée. Vapeurs d’histoire sans lendemain, sans peut etre. Je ne refais plus le monde. Ciel, comme mes idées sont brumeuses. Sont dépassées. Je ressasse le passé, qui ne s’est pas passé à ses cotés. J’ai trouvé une fin à l’infini. Je ressasse l’absence et le vide sidéral. Sidérant, une telle nostalgie. Un tel acharnement à vouloir le retenir par les souvenirs. Il me souvient, comme on impose la buée sur un verre. Vertige. Le vide m’a envahit. Je fais survivre l’insomnie, bien trop avide de douleurs vives. J’endors le bon sens, réveille les névroses, les sales pensées. J’ai pensé que je pouvais encore trouver des mots, à tort. Déraison. A eu raison de moi. Je profite de l’Absent pour en faire mon présent. Sordide représentation d’une bataille que je refuse de mener. Que j’emmene, traine partout avec moi. Les blessures de guerre qu’on exhibe comme des trophées. A celui qui aura le plus souffert. Mauvais concours de circonstances. Je l’emporte. Peu importe.

 

 

 

Text by me

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